Forts Maginot

Forts Maginot

Maginot a constitué un patrimoine militaire hors du commun. Édifiées au milieu de magnifiques forêts de mélèzes ou à la limite des alpages, ces fortifications constituent de passionnants buts de promenade, tous accessibles de surcroît par d’anciens chemins militaires.

Trois forts Maginot  se visitent aujourd’hui :

Le Fort de Tournoux en Vallée de l’Ubaye

Insolite par sa situation, intriguant par son importance, le Fort de Tournoux éveille la curiosité de tous ceux qui, passant à proximité, ne peuvent manquer de l’observer et de s’interroger.

Implanté sur un éperon rocheux, au confluent des vallées de l’Ubaye et de l’Ubayette (voie d’accès à l’Italie), les constructions du fort attirent immanquablement l’attention par leur importance et leur implantation quasi tibétaine s’étalant sur près de 700 m de dénivelé.

Le fort supérieur (1 500 m), encastré dans la roche, offre une façade dont la simplicité d’architecture est rehaussée par l’emploi du marbre de Serennes. Quant au visiteur qui s’approche par le village de Tournoux, il se trouve bientôt devant les larges fossés de type Vauban qui protègent la batterie des Caurres (1 750 m).

Poursuivant plus haut, il découvre à plus de 2 000 m le fortin du Serre de l’Aut où la vue embrasse tout l’horizon. Cette position le destinait à être l’un des maillons d’une chaîne de transmissions optiques reliant Briançon à Toulon.

L’Ouvrage du Haut Saint-Ours

Tapi sur un plateau montagneux tel un tireur d’élite, il veille sur la frontière franco-italienne en tir croisé avec le fort de Roche-la-Croix.
Il est avec lui un deux plus gros ouvrages de la ligne Maginot en Ubaye, qui protégeait la frontière des Alpes jusqu’à Menton.
Pas moins de deux cent soixante hommes assuraient son bon fonctionnement : une vraie fourmilière, une microsociété fonctionnant en total isolement dans un milieu hostile.

Le Fort de Roche-la-Croix

À 1 900 m d’altitude, sur un surplomb dominant la route du col de Larche et face à Saint-Ours bas, le Maginot de Roche-la-Croix laisse apparaître son bloc d’artillerie unique.
Il s’agit du plus imposant de la Vallée. Sa tourelle à éclipse armée de deux canons de 75 mm, surnommée la « méchante » par les troupes italiennes, a su contenir les assauts ennemis de la dernière grande guerre.
L’ouvrage de Roche-la-Croix, de par ses différentes architectures, est un bel exemple de cette course entre l’armement et la fortification.
Au delà de l’histoire militaire, « la vie à bord » est largement comparable à celle des sous-marins de notre siècle : promiscuité, bruits incessants, lumière constante, chaque heure n’est que répétition de gestes conditionnés par la complexité du bâtiment.

En savoir plus

Communautés de Communes de la Vallée de l’Ubaye – www.ubaye.com

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